En 2004, lors des précédentes élections, la vague rose avait déferlé sur Rhône-Alpes.
La vague rose-verte avait remporté 20 des 22 régions métropolitaines. Rhône-Alpes n'avait pas fait exception. La sortante UDF Anne-Marie Comparini n'avait obtenu que 31,22 % des suffrages alors que Jean-Jack Queyranne dans le même temps réalisait un score de 32,19 %. Un écart faible a priori. Oui mais voilà, les socialistes ont réussi à faire alliance avec les Verts qui s'étaient qualifiés eux aussi pour le second tour (10,09 % des voix). Le trublion de l'élection était donc le Front National et ses 18,21 % au premier tour (une époque qui parait bien loin...), avec qui toute alliance est impossible.
Cela a donc donné une triangulaire ingagnable pour la droite, qui a été écrasée au second tour : 59,9 % pour Queyranne, 28,7 % pour Comparini et 15,28 % pour Gollnisch. Le sort de la région était scellée pour six ans. Une bérézina pour la droite, qui n'arrive pas à s'en remettre aujourd'hui, même avec un Front National beaucoup plus discret.
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