Europe ecologie vient de présenter sa liste officielle pour la région Sud-Est aux élections européennes du 7 juin prochain. Qui sont les candidats isèrois ? Quelles sont les grandes lignes du programme ?
En tête de liste pour le Sud Est, Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence et vice-présidente du conseil général de la Drôme. En 9e position sur la liste des titulaires, figure la première candidate isèroise : Marina Girod de l'ain, conseillère municipale de Grenoble. En 2004, elle a rejoint les Verts pour lutter pour l'écologie et les conditions sociales. Selon elle, Europe écologie répond aux questions des services publics, des associations, et développent des critères au facteur humain.
En 11e position, Cécile Viallon, conseillère régionale de Rhône-Alpes, chez les Verts depuis 1997. "L'écologie se fait avec les autres. Il faut faire avancer les choses. L'Europe permet d'avancer. C'est grâce à elle qu'on a pu voter pour une région sans OGM".
Enfin, Sébastien Teyssier, altermondialiste et conseiller municipal de Fontaine, est premier sur la liste des suppléants (soit 14e sur la liste générale).Ce qu'il veut, c'est redonner un espoir démocratique à l'Europe. "Je suis pour une nouvelle rédaction d'une nouvelle consitution européenne. Soit le parlement fait une proposition pour toute l'Europe et la majorité choisit, soit on constitue un groupe pour la rédiger. Je suis pour l'idée d'une constituante".
Pour Europe écologie, les élections européennes comptent beaucoup. Et surtout en terme d'écologie et de développement durable. Dans le programme, cela se traduit par une Union européenne sans OGM, 30% de bio et 100% d'agriculture durable. Mais aussi par la proposition d'une Communauté européenne des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique pour engager une révolution dans ce domaine précis. Pour les candidats d'Europe écologie, il est aussi important de traiter "des maladies du mode de vie", précise Sébastien Teyssier. Cancer, asthme, hypertension sont des conséquences directe de nos modes de vie. Liées à la pollution et au stress, les maladies actuelles sont en rapport avec notre société. Les écologistes souhaitent alors l'application du principe de précaution sur les nanotechnologies et l'adoption d'une nouvelle directive sur les rayonnements électro-magnétiques.
Concernant l'économie, il est nécessaire de créer des emplois durables, et non délocalisables. Une solution pour Europe écologie : négocier les contrats de conversion écologique et sociale. C'est-à-dire que danc chaque secteur industriel, les contrats permettront la transformation des produits et de smodes de production, en s'accompagnant de contrats de sécurité emploi-formation pour garantir à chaque salarié, un avenir professionnel. Cela se traduira par la création de 10 millions d'emplois en 5 ans, au niveau européen. "Toutes nos propositions se font au niveau européen. C'est l'intérêt. Il n'y a rien concernant un discours franco-français dans notre programme", précise Marina Girod de l'ain.
Un autre point leur parait fondamental : le bouclier social européen. Il faut alors garantir aux citoyens européens un revenu minimum d'existence et définir un revenu maximum acceptable. Au niveau des services publics, "nous voulons un moratoire sur toute nouvelle libéralisation". Pour aller vers le haut, une clause de non régression sociale devra être mise en place.
Les Européennes représentent donc un enjeu majeur dans la politique écologique. Un grand rendez-vous les attend à la fin de l'année : rassemblement à Copenhague pour aborder "Kyoto II". "Nous souhaitons aller plus loin que le premier. Il faut une Europe ambitieuse pour limiter le réchauffement climatique à 2%. Et 2%, c'est déjà énorme".
Deux autres domaines les intéressent : le nucléaire et les agro-carburants. "Il faut entamer le désarmement nucléaire. Aux Etats-Unis, Barack Obama restreint la capacité de prolifération. Les Etats-Unis, c'est aussi 0 centrale", déclare Olivier Bertrand, conseiller général. Pour les agro-carburants, le débat est ouvert depuis des années. Actuellement, les députés européens écologistes se battent pour les limiter car c'est une cause des émeutes de la faim. Augmentation des matières premières, augmentation de la famine, vraiment, ils ne sont pas pour. Une alternative peut-être : "les agro carburants de seconde génération", nous dit Olivier Bertrand qui poursuit "car ce n'est pas sur l'alimentation". Mais, Europe ecologie ne semble pas convaincue par le produit miraculeux des grands groupes pétrôliers.
José Bové et Michèle Rivasi seront à Grenoble le 25 mai prochain afin de débattre autour des questions de l'enseignement supérieur et de la crise alimentaire.
+ d'infos : europe-ecologie.fr Écrit par Marine Combe Dernière mise à jour : ( 16-05-2009 )