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L'ennui des bancs publics

le 17-07-2009 Après Versailles Rive gauche et Dieu seul me voit, Versailles chantier, Bruno Podalydès revient sur grand écran avec son nouvel opus, Bancs publics (Versailles rive droite). Une comédie bien française, légère et gentillette sans action, sortie depuis le 8 juillet.


Tout commence dans le métro avec l’interminable trajet d’une femme ordinaire au travail à Versailles. Le décor est planté. Trois secrétaires dans un bureau. Tout d’un coup, un regard attiré par une banderole « HOMME SEUL », accrochée sous la fenêtre de l’immeuble d’en face. Est-ce une blague ? Un homme au bord du désespoir ? ou simplement un homme en mal de sexe ? Les voilà parties enquêter sur ce mystère. Puis changement d’ambiance. Nous voici ensuite transportés dans le « square de Francine » et dans le Brico-dream, où les clients observent, mesurent, et angoissent de ne pas repartir avec les bons produits. Les vendeurs, en sureffectif, s’occupent comme ils peuvent.

Too much
Les scènes s’enchaînent, les acteurs connus aussi. De Josiane Balasko à Benoit Poelvoorde en passant par Catherine Deneuve, Les inconnus et Pierre Arditi, plus de 80 grands noms du cinéma français se succèdent. À n’en plus finir. Les dialogues aussi fusent. « Elle est gentille, mais elle a pas inventé les post-it » Avec plus ou moins de sens, les répliques sont chocs et marrantes. Des enfants courent, deux mères discutent, des parents s’inquiètent pour leur bébé, deux vieux copains jouent au backgammon. Les situations loufoques et décalées plaisent au début. Mais très vite, le spectateur se lasse. Un trou dans le magasin, un ballon en forme de perceuse remplie à l’hélium qui explose, le Brico-dream se transforme en brico-drame. Pour nous aussi, c’est le drame. Le « too much » nous submerge tant le film se met à ressembler à une foire aux gags théâtralisée.

De belles performances

Il faudra le talent des acteurs pour sortir le spectateur de son ennui : Elie Semoun en mauvais dragueur, Vincent Elbaz en jogger raté ou encore Pascal Legitimus en client pointu. Et la perle, la valeur sure, Chantal Lauby ! Retour aux temps des Nuls et de la Cité de la peur (1994). Et pour égayer le spectateur, Podalydès glisse des références au film culte pour toute une génération. Une Odile sur l’interphone, un Simon dans l’entreprise, les clins d’œil ne laissent pas le public indifférent. Hélas, cela ne nous empêche pas de succomber à une grande envie de dormir.

Alors oui, nous avons ri parfois, mais non, nous ne vous conseillerons pas de prendre place sur les bancs publics de Podalydès.
Écrit par Marine Combe Dernière mise à jour : ( 17-07-2009 )

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