La découverte du corps de Marie-Christine Hodeau et l'arrestation de son meurtrier présumé, qui a reconnu les faits, relance le débat sur les libérations conditionnelle et la responsabilité des juges.
Le funèste dénouement que tout le monde craignait a hélas bien eu lieu. Mercredi soir, le corps de la joggeuse de 42 ans disparue depuis lundi a été retrouvé, dénudé, à proximité de Milly-la-Fôret (Essonne). Le meurtrier présumé, qui a avoué et donné aux enquêteurs des indications précises pour retrouver le corps, est un homme de 47 ans déjà condamné en 2002 à onze ans de prison pour viol et enlèvement d'une mineure de 13 ans. Il avait bénéficié d'une mesure de liberté conditionnelle assorti d'un contrôle judiciaire en 2007.
Cette triste affaire relance une fois de plus la question de la responsabilité des juges dans le cas d'un criminel récidiviste pendant sa liberté conditionnelle. Une polémique amplifié par les déclarations du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux qui se demande si «les juges de l’application des peines, qui ont pris la décision de libération conditionnelle, ont bien songé à toutes les conséquences d’une telle décision». Nicolas Sarkozy de son côté recevra la famille de la victime dès cet après-midi envoyant là aussi un signal fort. Des actions qui relancent là aussi l'épineux débat de l'indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l'exécutif.